Mon père est décédé en 1966. Il avait eu une opération pour une tumeur au cerveau, et avait besoin dune deuxième quand il est mort. Mon frère est décédé en 1969. Lui aussi avait des tumeurs au cerveau. Ni lun, ni lautre navait été diagnostiqué avec la maladie Van Hippel-Lindau (VHL). Tout ce dont je me souviens avoir entendu est que cétait probablement une condition transmise du coté mâle de la famille. Mes trois soeurs et moi pensaient que nous pourions ne plus nous en souçier. Un cousin a remarqué que nous devrions encore nous inquièter pour les enfants mâles que nous pourions peutêtre avoir un jour. Quand mes soeurs ont eu leurs enfants, y compris trois garçons, cette condition sans nom, qui causait des tumeurs, me restait á lésprit.
En 1987 les choses avaient progressés au pire pour moi. Jétais incapable de prendre un pas sans me tenir à quelque chose et souffrais de douleur considèrable. Apres avoir passé deux mois à grand frais avec des chiropracteurs, traitant ce que je croyais être de la sciatique, un orthopédiste a suggèré que je fasse faire un scan CT. Il ma réfèré immediatement à un neurologiste, qui ma admise à lhopital. Après deux semaines de IRM, CTs, rayons-X et une opération de neuf heures jai été diagnostiquée avec VHL en 1988.
Entre-temps, ma soeur avait donné naissance pour la deuxième fois. Elle avait une perte de vue partièle dans un oeil, qui avait été attribué à lhypertension artérielle. Une fois que javais été diagnostiquée, heureusement les médecins ont su examiner dautres parties de mon corps, et ont suggèré que les autres membres de la famille soient examinés aussi. Ils ont découvert une tumeur sur la rétine droite qui aurait pu maveugler si cela avait été laissé sans traîtement. Cest alors que nous avions demandé à lophthamologue de ma soeur si VHL pouraît être la cause de ses problèmes de vue. Il lui a dit "hors de quéstion". Nous avons découverts depuis que ma soeur a en effet VHL. Si son ophthamologue avait diagnostiqué VHL des années plus tôt, peut être que mes problèmes auraient pu être decouverts avant que je ne sois paralysée.
Un par million
Cest traumatisant dêtre diagnostiqué avec VHL, et je naurai pas pu y surmonter sans mon mari Fred et ma famille. Fred et moi nétions mariés que depuis trois ans quand je commençais à me sentir mal. Nous venions dachèter notre première maison, je travaillais au Centre Médical de Newark-Beth Israel, et Fred avait réçament commencé à travailler comme entraîneur pour lÉglise Unie Méthodiste. Il me conduisait au Port Authority pour prendre un bus du New Jersey Transit à mon travail. Je rentrais en boîtant à la maison chaque soir, par le PATH et le métro. Je ne métais pas blessée, alors je savais que cela passerait. Mais cela nest pas passé.
Mon premier séjour à lhôpital dura trois mois. Fred ammènait le dîner et mangeait avec moi chaque soir. Maman visitait le jour, et mes soeurs visitaient en fin de semaine. Nous avions faits une horaire pour que leurs visites ne coïncident pas, et javais des visiteurs et des repas de la maison tout le temps. Je crois que celà a aidé à ma récuperation.
Quand mon médecin ma dit que javais VHL, et que cetait génétique, jai pensé quil avait dû se tromper. Je pensais "Ne sait pas quon a une maladie génétique peu après la naissance?". Pire que ça, on ma fait croire que jétais la seule dans tout létat du New York avec cette condition. Le sentiment disolation était intense. Je me sentais déséspèrement seule, avec ma famille comme ma seule bouée de sauvetage. Mon médecin ma dit que cétait une maladie extrèmement rare. Chaque fois que javais un test ou scanner de quelque sorte que ce soit, une quantité de médecins, infirmières et étudiants venaient observer. Je serais riche aujourdhui si javais peu charger admission. Je connais maintenant 29 personnes avec VHL au New York, et je parierait quil y en a davantage. Cette maladie nest pas si rare que les gens ne le pensent. VHL affecte tellement de systèmes différents et est tellement différent pour chaque patient que cest facilement mal diagnostiqué, ou pas diagnostiqué du tout.
Enseigner mes médecins
Depuis mon diagnostique jai eu trois opérations de la moelle épinière, une craniotomie, et la chirurgie au laser sur mon oeil droit. Ma condition est assez stable pour le moment. Ma tâche principale maintenant est denseigner mes médecins au sujet du VHL et ce dont jai besoin pour gèrer cette maladie. Je nai pas encontré un seul médecin qui nen ait pas entendu, mais jen pas non plus rencontré un seul en dehors de lInstitut National de la Santé des États-Unis (NIH) qui sache comment soigner cette maladie. A quelle fréquence doit on scanner la colonne vertébrale, labdomen, le cerveau? Pour quels symptômes doit on être en veille? Mes médecins et moi serions perdus sans le Patient Handbook publié par lAlliance Familiale du VHL.
Et puis on a les rares médecins qui ne semblent pas vouloir apprendre. Je narrive pas à comprendre celà. Sont-ils gènés quils ne sachent pas tout? Croient-ils que ce soit abaîssant, daccepter de linformation dun patient? Ce que je veux est un partenaire qui est prêt à apprendre de toutes les sources.
Quand un patient me demande sil vaut mieux être traité par un "visage connu" ou par un expert qui est peutêtre loin, je dis toujours va où sont les experts. A mon avis, si javais seulement su ce jour-là un peu de ce que je sais aujourdhui je ne serais pas dans ma condition présente. Mon neurochirurgien savait très bien comment opèrer sur ma moelle épinière, mais il connaissait très peu sur le VHL. Il ma reconnu quil avait vu une tumeur la taille dun pois pendant la première opération, quil navait pas enlèvée. Un an plus tard celle-là avait aussi grandi, causant de la douleur et des dégâts. Après une deuxième chirurgie, jétais paralysée.
La famille rencontre un conseiller génétique
Trouver le gène était très excitant. Il y a de léspoir quune cure ne soit pas trop loin mais nous devons rester réalistes. La science a connu ce qui cause la mutation de lanémie des cellules en fauçille pour bien des années, mais il ny a pas encore de cure. De pouvoir trouver la mutation VHL sur le gène dun individu est très important parce que cela peut déterminer si la personne a besoin dexamens annuels ou non. Ce nest pas une cure et ne change rien à la facon dont le VHL est soigné.
Jai été diagnostiquée avec VHL en février 1988. Mon premier rencontre avec un conseiller génétique a eu lieu en octobre 1995. Un fois que jai compris que le VHL est génétique et quune de mes soeurs lavait, jai immédiatement voulu que ses deux enfants soient testés. Mes raisons étaient multiples: on ne veut pas que lun ou lautre aît les degâts que nous deux avions connues. Pourquoi ne pas létablir une fois pour toutes, et peutêtre éviter les tests annuels? Est-ce quun diagnostic clair napporterai pas de la quiètude? A ces arguments, je nai reçu que silence. Je ne suis la mère de personne, alors je ne suis pas sûre que je vois les choses de la même façon quelle. Je sais cependant, quelle ne veut pas quil y ait quelque chose qui va mal avec ses enfants
Le rendez-vous avec le conseiller génétique était la première fois que toute la famille sest trouvée ensemble pour discuter de ce problème. De mes deux soeurs non affectées, celle avec les deux enfants était daccord davoir le test, juste pour être sûre. Celle qui nest pas mariée ne voulait pas etre testée. Elle raisonnait " pas denfants, pas de symptômes, pour quoi lembêtement?" Mais il a du rester quelques soucis persistents, parce quaprès un bout de temps elle sest faite tester, et na pas VHL.
Mes trois neveux et ma nièce ont tous dits quils veulent savoir sils ont VHL. Ma soeur affectée a dit quelle devait en discuter encore avec son mari. Plus dun an plus tard son aîné, son fils unique, a dû être opèré pour enlèver une tumeur au cerveau. Ceci a poussé ma soeur à faire tester lADN de sa fille, ce qui est revenu positif. Sachant quelle a la mutation VHL, ils peuvent maintenant faire les examens préventifs et on éspère prévenir les problèmes avant quils ne deviennent des crises.
LAlliance Familiale VHL
Quand je suis finallement rentrée à la maison en 1991 apres 14 mois à lhôpital et en réhabilitation, je navais rien à faire et nulle part où aller. Jai encore trop de douleur pour un travail constant. Je regardais la télévision, lisais, tricottais ou crochettais à longeur de journée. Jai été refèrée à la réhabilitation journalière, ce qui ma mênée au Centre International pour les Handicapés (ICID). Là je peux guérir mon ésprit et partager un peu de mes connaissances comme dietéticienne certifiée, en donnant des conseils de nutrition à dautres clients là. Avec plusieurs autres personnes handicapées, jai participé au tournage de trois videos de cuisine. Nous avons démontré des mechanismes dassistance, la cuisine saine, faire des courses et les repas au restaurant, tout avec lhandicapé en tête - une première!
Au début de 1993, jai reçu la première lettre de lAlliance, mais je nai pas pris contact. Quelques mois plus tard, jai reçu une invitation à un recontre dun groupe de soutien à Boston. Jen ai parlé à mon mari, et nous nous sommes mis daccord de passer le weekend à Boston. Cétait la première fois que je rencontrais quelquun hors ma soeur, qui avait VHL. Ce voyage là était très spécial, et celà ma reveillée. Maintenant comme Membre de la Conseil, Chapter Chairperson pour le New York et membre de plusieurs commitées différentes, je fais du travail très productif, surtout depuis la maison, pour lAlliance. Je réponds au numéro de secours téléphone deux mois de lannée, et je surveille le compte email dinformation info@vhl.org
Bon nombre des nouveaux diagnostiqués ressentent quils font face au VHL tous seuls, quils sont les seuls dans leur univers avec VHL. Cest très satisfaisant pour moi de pouvoir réduire un peu la panique certains ressentent après avoir été nouvellement diagnostiqués. Faire le peu que je puisse maide à ne pas penser à mes propres souçis et me permet de me sentir utile, quon a besoin de moi, ce qui donne une poussée nécessaire à mon estîme et sentiment de valeur de soi. De quelque façon être une bénévole réalise cela. Je me suis aussi rendue à quelques confèrences sur le cancer. Avec Fred ou un autre membre de la famille, jemballe mes affaires et y vais. Là je peux introduire VHL à dautres personnes. Souvent ces groupes nont jamais entendu parler de VHL, encore moins recontreé quelquun qui la. A mon avis, le plus nous partageons nos expériences avec dautres, le plus de chances que nous avons de sauver quelquun dautre du délai endomageant que peut causer un diagnostique incorrect.
Un bût de lAlliance Familiale du VHL est de répandre les informations au sujet de cette maladie de sorte que les docteurs la considèrent quand ils sont face à un patient avec des symptômes inexpliqués. Je sais par mon travail avec le numéro téléphone de secours et le compte email que nous atteignons ce bût. Il y a beaucoup de personnes au large, qui sont réconfortés par le simple fait de notre présence. Beaucoup des personnes qui nous appellent nont jamais parlé avec un individu ayant VHL. Ils se sentent exactement comme moi il y a bien des années. Bon nombre de leurs histoires sont très similaires à la mienne. Je suis si heureuse de penser que lAlliance existe. Je naime pas penser où jen serrai sans. Jai redécouvert la joie de travailler avec et dassister dautres, comme je connaisais en travaillant avec des familles en tant que dietéticienne. Par le ICID et en tant que coordinatrice de nutrition pour VHLFA je me sers de mes dons de dietéticienne de nouvelles façons.