Un Marqueur Biologique Pour l'Angiogenèse
Au
cours des six premiers mois de 2005, les chercheurs du laboratoire du Dr
John Heymach et du Dr Judas Folkman au Centre de recherche sur le cancer
Dana Farber à Boston ont analysé des échantillons de
sang d'un nombre d'essais cliniques comprenant l'essai PTK, afin de trouver
un biomarqueur qui permettrait de mesurer l'effet des thérapies anti-angiogéniques.
Un biomarqueur
est un produit chimique contenu dans le sang ou dans l'urine qui peut être
testé pour indiquer si le traitement améliore la situation
ou s'il y a un sujet d'inquiétude. Une exemple de biomarqueur est
le test de PSA pour le cancer de la prostate chez l'homme. Si le taux de
PSA est élévé, il y a suspicion et d'autres tests sont
faits pour déterminer ce qui se passe.
Dans cette étude, les chercheurs cherchent une méthode
permettant d'avoir une indication rapide si la taille de la tumeur est
en augmentation ou en récession, indiquant si le traitement réduit
la tumeur ou si la tumeur continue à grossir. Encore une fois,
ce n'est pas la réponse définitive mais une indication facile
à obtenir sans examen coûteux.
Dans cette étude, ils cherchaient au niveau des cellules endothéliales
qui circulent dans le sang. Celles-ci se situent généralement
dans le tissus des vaisseaux sanguins. Lorsqu'elles sont libérées
dans le flux sanguin elles sont de l'un des deux types suivants :
- CEP : cellules récemment fabriquées par la moelle
osseuse et qui sont en train de devenir des vaisseaux sanguins (indiquant
que des vaisseaux sanguins sont en train de se former) ou
- CEC : cellules à maturité relâchées
par les vaisseaux sanguins en train de se dégrader, indiquant
que des vaisseaux sanguins sont en train de se détruire.
Les deux, en petit nombre, font normalement partie de l'auto réparation
et du renouvellement de l'organisme, mais à des niveaux plus élevés,
cela pourraient indiquer si la thérapîe anti-antigénétique
fonctionne.
En analysant le pré-traitement des échantillons de sang,
ils ont noté une différence bien distincte entre les échantillons
de sang des porteurs de VHL et les autres sujets faisant partie d'autres
essais. Chez la plupart des gens, le taux normal de cellules progénitrices
est faible, parfois si bas qu'il est difficile de les compter. Parmi les
7 porteurs de VHL qui faisaient partie de l'étude PTK, le niveau
de progéniteurs était significativement supérieur.
Ils ont demandé à VHLFA d'inviter les porteurs de VHL
de la région de Boston à donner des échantillons
de sang à analyser. 15 personnes ont généreusement
donné de leur temps et leur sang pour cette recherche. Parce que
les échantillons devaient être travaillés frais, le
jour même, les volontaires devaient tous venir le même jour
au labo.
L'équipe a conclu que c'était vraiment une voie prometteuse
pour vérifier l'efficacité de la thérapie anti-angiogénétique.
Les CEC augmentaient après l'ablation par radiofréquence
indiquant que les vaisseaux sanguins dans la tumeur étaient en
train de mourir. Il serait aussi utile un jour de détecter la présence
de cellules des carcinomes rénaux, pour alerter les médecins
sur un suivi comme pour le test de PSA dans le cancer de la prostate.
Lors de la publication de ces résultats, le Dr Heymach a remercié
VHLFA et ses volontaires pour leur aide qui a rendu cette recherche possible.
Traduit par Jean Joseph Crampe du bulletin VHL Family
Forum 13:2, August/September 2005. Pour demander la permission de
copier, addressez-vous à editor@vhl.org. Index de ce numéro
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