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Date: le 12 novembre 2003
Objet: 10,000 km à Como

Bonjour à tous,

 

Mon garçon Philippe me fait remarquer qu’il y a plusieurs erreurs de frappe dans mes messages. Vous l’avez sûrement remarqué mais vous etes trop polis pour me le dire. Il faut savoir que chaque session dure de 1 ½ à 2 heures et que ce temps est précieux. Surtout celui des points Internet que j’arrive à trouver. Par exemple, celui de Venise me coûte 8€ de l’heure, ça veut dire pas de souper. (Ha, Ha, Ha) Je doit donc gérer mon temps et inévitablement des erreurs se glissent. C’est comme le coup des zigwigwi à Rome, je n’avais pas noté quelle langue l’utilisateur précédent avait utilisé qui était le mandarin. Pas grave, l’important est que je puisse vous livrer ces précieuses données quand je le peux. Ce n’est pas toujours évident car je dois tout d’abord trouver ces points internet. Certaines ville comme Madrid et Rome sont faciles d’accès alors que le nord Italien est une véritable chasse au trésor. Je suis chanceux, mon hôtel ce soir a un ordinateur disponible et ça ne me coûte rien de plus, une véritable aubaine !

 

Dimanche le 9 novembre :


Comme je le titrais lors de mon dernier message, après la pluie, le beau temps. Je me suis levé ce matin sous un ciel incertain mais au moins il ne pleuvait pas. J’ai pris le bateau de ligne #1 et j’ai réussi à avoir la première place en avant. Ceci m’a permis de prendre de bonne prises vidéo des points intéressants le long de la route. J’ai débarqué à la Place St-Marc qui est un classique et c’est vraiment impressionnant.

 

J’ai pu visiter la Basilique St-Marc lors de la messe du dimanche matin et l’ambiance était encore plus spéciale car en plus de voir l’intérieur, l’encens et les fidèles donnaient un impression plus solonelle. Je suis ensuite allé me mettre en ligne pour monter la tour Campanile (en ascenseur) afin d’avoir une vue d’ensemble de Venise. J’ai ensuite fait le tour des endroits névralgiques comme le Palais des Doges avec le Pont des Soupirs et l’escalier des Géants, la tour de l’horloge, le Pont du Rialto, St-Georges et ainsi de suite.

 

Le temps s’est éclairci vers midi et les gondoles sont sorties à ce moment grâce aux touristes qui étaient dégelés. J’ai marché le long des étroites rues, traversé beaucoup de ponts, abouti sur des voies sans issue qui donnaient sur un canal, et adoré cette expérience unique. Avec le beau temps, c’était vraiment moins pénible que la veille ou je damnais le mauvais temps et cette ville ou il y avait de l’eau partout, devant moi, sous mes pieds gelés et venant de tous cotés.

 

Cependant, il faut vraiment visiter Venise avec un plan des rues de la ville avant de l’explorer. Il est tellement facile de se perdre que cet outil est indispensable.

 

Lundi le 10 Novembre :


Pour une fois, j’ai écouté ma raison et emprunté l’autoroute pour me rendre de Venise à Milan. La distance à couvrir est de 240 km et ça m’aurait pris 3 fois le temps pour me rendre. De toute façon, j’avais déjà fait le trajet de l’autre sens précédemment. Une fois rendu à Milan, les indications pour se rendre au centre ville sont précises mais une fois rendu, aucune ne pointait les attraits touristiques. J’ai du tourner en rond jusqu'à ce que j’arrête à un hôtel pour m’orienter. En passant, ils demandaient 90€ pour la nuit. Avec le plan de la ville en main et mon guide Voir, j’ai pu m’orienter et trouver une place de stationnement stratégique.

 

J’ai ainsi pu découvrir Milan et visiter en premier la Galerie Emmanuel Vittorio II, une galerie marchande en forme de croix et couverte par une imposante verrière. En sortant, on arrive directement sur le Duomo. Malheureusement, je n’ai pas été chanceux car ils restaurent présentement et elle est complètement cachée. Les cotés sont visibles cependant et font regretter de ne pouvoir voir cette cathédrale gothique en entier. Je suis entré à l’intérieur qui est très haut est éclairé uniquement par les nombreux vitraux qui l’ornent.

 

J’ai continué ma marche pour voir le Castello Sforenso et ses jardins, vraiment vaste et la fontaine dans la place devançant les murailles est de toute beauté. J’ai ensuite quitté Milan pour me rendre au Lac de Côme et préparer mon itinéraire du lendemain. J’ai trouvé un hôtel à Lecco et la direction m’a donné une chambre avec un balcon donnant sur le lac. De toute beauté.

 


Mardi le 11 Novembre :


Ouais, je sais maintenant pourquoi j’ai abouti avec cette chambre. Ils ont du négocier avec le même gars qu’à Pompéi, bruyant comme c’est pas possible. J’entendais les canards de l’autre coté du lac de Côme, c’est sans compter le bruit des camions et des voitures. Même la vue du balcon n’était plus spectaculaire, il y avait un brouillard intense qui masquait le paysage. J’espérais que la situation s’améliore avec les rayons du soleil mais ce n’est jamais arrivé.

 

J’ai suivi le route suivant pour le lac de Côme, Lecco-Bellagio-Como. C’est une petite route très étroite qui est bordée d’un coté par la falaise et de l’autre par un garde fou fait de roches. Tellement étroit que le gros camion de vidange que j’ai brièvement suivi klaxonnait à tous les tournants pour annoncer sa présence. Même qu’à un moment, il a rencontré un autre gros camion et ils ont du chacun enlever leur rétroviseur de coté car ça ne passait pas !

 

J’ai ensuite pris une petite route pour me rendre à Laveno qui est presqu’à la pointe du lac Majeur. Même manège, petite route étroite qui demande une concentration à tout moment. Malheureusement, le brouillard était tellement épais que je voyais à peine les collines immédiates et aucune montagne, vraiment dommage.

 

Je suis maintenant dans la ville de Saint Vincent et le dernier bout de route que j’ai emprunté dans le fond de la gorge est spectaculaire, les falaises surplombent la route et il y a des montagnes de tous les cotés. Je retourne demain matin sur mes pas à Pont St-Martin pour revoir cette section par temps dégagé si la température est plus coopérante.

 

A la fin de cette journée de route éprouvante, je me dois de remercier Michelin et son excellent atlas routier sans lequel je serais encore quelque part dans le champ sans connection internet.

 

A la prochaine,

 

Paul

 

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